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Le marché de l'emploi canadien se porte encore mieux que ne le suggèrent les chiffres en manchette : Banque CIBC

Montée des salaires, croissance de l'emploi des jeunes et réduction des heures de travail parmi les Canadiens plus âgés

TORONTO, le 10 janv. 2018 /CNW/ - Selon un nouveau rapport de Marchés des capitaux CIBC, le marché de l'emploi canadien se porte encore mieux que ne le suggère l'actualité. Ce n'est donc pas le marché du travail qui permettra à la Banque du Canada de confirmer ses inquiétudes.

« Les bons chiffres vont et viennent, mais sous la surface, où se cachent habituellement les démons du marché de l'emploi, la situation est aussi en train de s'améliorer », affirme Benjamin Tal, économiste en chef adjoint, Banque CIBC. « Et là où ce n'est pas le cas, cela est principalement dû à des forces structurelles qui se situent bien au-delà de la portée des politiques monétaires. »

Son rapport, intitulé The Canadian Labour Market - Even Better Than You Think, examine le chômage des jeunes, la durée du chômage et l'incidence de la population des 55 ans et plus, trois vulnérabilités clés du marché de l'emploi qui sont capables de compromettre l'expansion et la durabilité de la récente amélioration de l'inflation des salaires. Le rapport constate également que la sous-utilisation des ressources sur le marché du travail est moins élevée que ne l'estiment les décideurs.

Meilleurs salaires, meilleure qualité d'emploi

En plus d'avoir créé un nombre impressionnant d'emplois en 2017, à savoir plus de 420 000 postes en plus grande proportion bien rémunérés, le marché canadien de l'emploi a également enregistré une augmentation du salaire moyen.

« Le salaire réel augmente aujourd'hui à son rythme le plus rapide des cinq dernières années », déclare M. Tal.

Hausse de l'emploi des jeunes

Si le chômage des jeunes a longtemps été source de préoccupations, ce n'est plus le cas.

Selon M. Tal, le taux de chômage diminue plus rapidement chez les jeunes que chez les adultes. Aujourd'hui, le ratio de jeunes chômeurs par rapport aux chômeurs adultes est à peine supérieur à 2 %, un taux inférieur à la moyenne à long terme.

De plus, si l'on exclut les jeunes de 15 à 18 ans qui sont inscrits au secondaire et qui ne devraient pas être considérés comme chômeurs puisque les études constituent leur activité principale, le taux de chômage réel des jeunes est bien plus faible que ce que laissent penser les chiffres annoncés en manchette.

« En excluant les élèves du secondaire "chômeurs", le Canada aurait enregistré un taux de chômage de 5,2 % au mois de décembre 2017, au lieu des 5,7 % annoncés », ajoute M. Tal. « Le fait que la majorité des élèves mettent davantage l'accent sur les études que sur l'emploi à temps partiel n'est pas un indicateur de sous-utilisation des ressources sur le marché du travail. Cela montre qu'ils se préparent activement pour le marché du travail de demain. »

La Banque du Canada a également soulevé des préoccupations quant au taux de participation des jeunes actifs, qui a diminué de près de 5 % ces dix dernières années.

M. Tal souligne que ce déclin est presque entièrement attribuable à la baisse de la participation parmi les élèves du secondaire.

« Le fait que plus d'élèves décident de se concentrer sur les études que sur l'emploi à temps partiel ne constitue pas un facteur macroéconomique indiquant une sous-utilisation des ressources sur le marché du travail », affirme-t-il.

Augmentation de la durée du chômage

Le taux de chômage englobe le nombre de nouveaux chômeurs ainsi que ceux de longue durée.

Le rythme auquel les gens perdent leur emploi est actuellement à son plus bas niveau. Cependant, la durée du chômage augmente, et le problème découle du fait que les politiques monétaires de la Banque du Canada ne peuvent généralement influer que sur le premier point.

« L'augmentation du chômage de longue durée est en grande partie due à un manque d'ajustement au sein du marché du travail qui se situe bien au-delà de la portée des politiques monétaires. » affirme M. Tal

Incidence de la population des 55 ans et plus

Pour ceux qui font depuis longtemps partie de la population active canadienne, M. Tal remarque un faible écart entre l'inflation et le niveau de leurs salaires et ceux des travailleurs dans la force de l'âge.

Selon lui, les personnes âgées de 55 ans et plus représentent le segment de la population active connaissant la plus forte croissance sur le marché du travail.

Cependant, elles se retirent graduellement de la population active en travaillant un nombre décroissant d'heures chaque année.

En 2017, M. Tal estime que la population des 55 ans et plus a été responsable d'une diminution d'au moins 2 % du nombre total d'heures travaillées, de loin la plus grande incidence jamais enregistrée. Et au fil du temps, cette incidence ne fera qu'augmenter.

La réduction de la moyenne d'heures de travail est généralement interprétée comme un signe de sous-utilisation des ressources sur le marché du travail, ce qui suggère que celui-ci n'est pas aussi fort qu'il le paraît. Toutefois, M. Tal observe que cette tendance est liée à un facteur démographique que la Banque du Canada n'est pas en mesure d'inverser.

Le rapport indique que des défis attendent le marché du travail canadien en 2018, tels que l'augmentation du salaire minimum ainsi que des vents contraires provoqués par les négociations en cours de l'Accord de libre-échange canado-américain (ALENA). L'incidence ultime de ces forces demeure un mystère.

« En revanche, nous savons que le marché du travail est bien positionné pour affronter les défis à venir », conclut M. Tal.

À propos de la Banque CIBC
La Banque CIBC est une importante institution financière canadienne d'envergure mondiale qui compte 11 millions de clients, tant des particuliers que des entreprises, y compris des clients institutionnels et du secteur public. Par l'intermédiaire de Services bancaires personnels et PME, de Groupe Entreprises et de Gestion des avoirs, et de Marchés des capitaux, la Banque CIBC offre un éventail complet de conseils, de solutions et de services au moyen de son réseau de services bancaires numériques de premier plan, et de ses emplacements dans tout le Canada, aux États-Unis et dans le monde entier. Marchés des capitaux CIBC offre des produits et des services intégrés de réseau mondial, des services consultatifs et d'exécution en matière de placements, des services financiers et des services de recherche de premier plan aux grandes entreprises, aux gouvernements et à des clients institutionnels à l'échelle mondiale. Pour en savoir plus sur la Banque CIBC et sur Marchés des capitaux CIBC, visitez le site www.cibccm.com. Vous trouverez d'autres communiqués et renseignements au sujet de la Banque CIBC à l'adresse https://www.cibc.com/fr/about-cibc/media-centre.html.

SOURCE CIBC - Recherche économique

Pour plus de renseignements: Renseignements : Benjamin Tal, économiste en chef adjoint, Marchés des capitaux CIBC, 416 956-3698, benjamin.tal@cibc.ca, ou Jason Wesley, Communications et affaires publiques, 416 408-9507, jason.wesley@cibc.com.
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